Histoire : hypokhâgne & khâgne

Bibliographie

>> bibliographie histoire khâgne moderne 2601-2017 (tronc commun et option)

En hypokhâgne

L’histoire en hypokhâgne (cinq heures hebdomadaires) est assez différente de l’histoire telle qu’elle est enseignée en terminale. D’abord, le champ chronologique, géographique et thématique s’ouvre largement : on peut faire de l’histoire grecque ou de l’histoire romaine, de l’histoire médiévale, de l’histoire moderne (XVIe -XVIIIe siècles), de l’histoire du XIXe siècle, de l’histoire de l’Empire britannique ou de l’Allemagne, de l’histoire religieuse, de l’histoire sociale, de l’histoire des mentalités, de l’histoire de l’art. Ensuite, l’histoire se problématise : on s’initie à l’examen et à la critique des documents, on fait des exposés à partir d’ouvrages savants, bref, on s’interroge sur la méthode historique et sur les nouveaux objets de l’histoire. Enfin, le niveau d’exigence à l’écrit devient vraiment très élevé : la récitation d’un cours est interdite, le travail de lecture préalable devient essentiel, les dissertations et les commentaires sont jugés selon des critères purement universitaires (pas très éloignés de ceux du CAPES et de l’agrégation, d’où des notes souvent assez basses en début d’année). Les professeurs d’hypokhâgne sont libres de la définition de leur programme : on leur demande seulement d’aborder dans l’année trois périodes différentes.

En khâgne

En khâgne, les deux ENS ont tout récemment rapproché leurs exigences. Pour la première fois en 2009, l’épreuve écrite de dissertation d’histoire tronc commun sera désormais commune aux deux ENS, sur un sujet tiré d’un programme annuel (« politique et société en France de 1848 à 1958 ») : les deux classes y consacrent deux heures par semaine. Les khâgneux classiques ont également deux heures hebdomadaires de préparation au vaste programme d’oral de la rue d’Ulm –et les optionnaires lettres classiques y ajoutent deux heures d’histoire ancienne. Les optionnaires histoire-géographie de khâgne moderne suivent quatre heures hebdomadaires d’histoire option (deux questions annuelles, dont l’une obligatoirement en histoire ancienne ou en médiévale : en 2009, « Rome et le monde romain de -44 à +68 », « protestants et protestantismes en Europe au XVIème siècle ») et ils y préparent une épreuve écrite de commentaire de document.

En khâgne moderne – Spécialité histoire – géographie

En Première Supérieure  moderne  (« khâgne moderne »),  les étudiants choisissant la spécialité « histoire-géographie » suivent un enseignement  qui vient s’ajouter aux  deux heures d’histoire et aux  deux heures de géographie communes à l’ensemble de la classe.

Cet enseignement de spécialité comporte quatre heures hebdomadaires d’histoire et quatre heures hebdomadaires de géographie, dispensées par deux professeurs distincts.

En histoire, le programme de spécialité, comme celui de tronc commun, est renouvelé tous les ans. Le programme de tronc commun porte sur une question d’histoire contemporaine, aux contours larges. Le programme de spécialité (ou programme d’option) comprend deux questions, choisies dans deux des trois autres périodes (histoire ancienne, histoire médiévale, histoire moderne). Si l’exercice de tronc commun est la dissertation en six heures, l’exercice pratiqué en option est le commentaire de document historique en trois heures, exercice qui contribue singulièrement  à la formation au métier d’historien. Les élèves ont un entraînement régulier au commentaire et se familiarisent avec des documents très variés (textes d’historiens, chroniques, actes publics, inscriptions, planches de monnaies, documents archéologiques). Ils apprennent à interpréter un document, à interroger son vocabulaire, à repérer les intentions de son auteur, à faire parler ses silences, –et, ce faisant, ils affutent leur esprit critique et enrichissent considérablement leur culture historique.

En histoire comme en géographie, l’effectif réduit (généralement une quinzaine d’étudiants) permet un suivi pédagogique attentif et individualisé, et favorise une excellente entente entre les étudiants en même temps qu’une émulation. Les étudiants sont invités à travailler en équipe et les doublants jouent un rôle moteur auprès de leurs camarades moins expérimentés.

Monsieur Albertini, professeur d’histoire,

Madame Solotareff, professeur de géographie.