Géographie : hypokhâgne & khâgne

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En hypokhâgne

Les hypokhâgnes étant indifférenciées, tous les élèves suivent un enseignement de géographie de deux heures hebdomadaires.

Les circulaires officielles fixent de grandes orientations plutôt qu’un programme précis à caractère contraignant, de sorte que les thèmes abordés peuvent différer d’un établissement à l’autre : ainsi au lycée Condorcet, les professeurs choisissent des thèmes variés selon les années mais toujours larges, visant avant tout à initier les élèves à des approches et des modes de raisonnement directement issus de la géographie universitaire, sans avoir pour objectif prioritaire de former de futurs spécialistes.

Les interrogations individuelles (« colles ») permettent aux élèves, une fois par trimestre, d’aborder des sujets plus circonscrits, mais aussi et surtout de bénéficier de conseils méthodologiques personnalisés.

Les élèves qui le souhaitent peuvent ajouter à cet enseignement commun deux heures optionnelles, ouvertes à tous sauf aux élèves qui suivent déjà l’enseignement d’histoire de l’art. Ces heures sont en partie consacrées à des études de documents, sous une forme interactive facilitée par l’effectif plus réduit, et sont principalement (mais non exclusivement) destinées aux élèves qui envisagent des études ultérieures de géographie et d’histoire.

En khâgne

L’enseignement de la géographie en tronc commun (2 h hebdomadaires ) ne concerne que les élèves de khâgne dite « moderne », c’est à dire préparant en premier lieu le concours de l’ENS-LSH (Lyon). Le programme, renouvelé annuellement, est fixé par l’Ecole Normale et concerne donc de façon identique les élèves de tous les établissements.

Une spécificité du lycée Condorcet réside cependant dans le type d’entraînement proposé aux élèves : les dissertations proposées au cours de l’année ne sont pas rédigées à la maison mais sur place en temps limité, même en dehors des traditionnels « concours blancs ». Le bénéfice recherché est double : familiariser les élèves avec les conditions du concours, mais également limiter dans une certaine mesure la charge de travail à domicile.

En fin d’année, les candidats aux grandes écoles de commerce bénéficient, s’ils le souhaitent, d’un entraînement spécifique à l’épreuve orale de géographie figurant dans certains concours.

Un voyage d’études est organisé certaines années durant les congés scolaires lorsque le programme s’y prête. Des conférenciers prestigieux viennent parfois prêter leur concours bénévolement à l’établissement dans le cadre du programme annuel.

Les interrogations individuelles (« colles ») sont en partie assurées par le professeur de la classe, en partie par de jeunes collègues, déjà agrégés, généralement en cours de doctorat.

L’enseignement de spécialité (4 heures hebdomadaires) concerne, en khâgne « moderne », les élèves de l’option « histoire-géographie ». Les conditions matérielles offertes aux élèves pour cette préparation sont favorables : le lycée Condorcet possède en particulier une riche collection de cartes détaillées éditées par l’institut géographique national (IGN), constituée au fil des décennies par les achats successifs et les dons, comportant à la fois un stock de cartes récentes régulièrement renouvelé et des éditions plus anciennes aujourd’hui introuvables dans le commerce. Le professeur utilise également, cela va sans dire, toute la gamme des supports documentaires désormais permise par les ressources « en ligne ».

En khâgne moderne – Spécialité histoire – géographie

En Première Supérieure  moderne  (« khâgne moderne »), les étudiants choisissant la spécialité « histoire-géographie » suivent un enseignement qui vient s’ajouter aux deux heures d’histoire et aux  deux heures de géographie communes à l’ensemble de la classe.

Cet enseignement de spécialité comporte quatre heures hebdomadaires d’histoire et quatre heures hebdomadaires de géographie, dispensées par deux professeurs distincts.

En géographie, le programme de spécialité est invariant – géographie de la France – ce qui permet d’en débuter la préparation dès l’année précédente en lettres supérieures (« hypokhâgne »). Ainsi, les étudiants qui avaient choisi en première année l’option géographie sont placés dans les meilleures conditions possibles.

Ce programme est abordé au cours de l’année dans l’optique de l’épreuve écrite et orale de l’ENS de Lyon : le commentaire de carte. Le document de base, la carte au 1/25 000 de l’institut géographique national, est accompagné de documents variés : statistiques, photographies, extraits d’articles,  extraits de cartes d’édition  plus ancienne…

Les quatre heures hebdomadaires sont réparties entre cours de géographie régionale et travail en situation sur les documents suivi d’une synthèse. Des devoirs d’entraînement en temps limité dans les conditions d’une épreuve de concours sont proposés à intervalles réguliers, en plus des concours blancs organisés trois fois dans l’année par l’ensemble des professeurs de la classe.

En histoire comme en géographie, l’effectif réduit (généralement une quinzaine d’étudiants) permet un suivi pédagogique attentif et individualisé, et favorise une excellente entente entre les étudiants en même temps qu’une émulation. Les étudiants sont invités à travailler en équipe et les doublants jouent un rôle moteur auprès de leurs camarades moins expérimentés.

Madame Solotareff, professeur de géographie,

Monsieur Albertini, professeur d’histoire.