Formations littéraires

  • 1re année : deux classes de lettres supérieures (option arts plastiques)
  • 2e année : une classe de première supérieure « classique » (préparation du concours A/L de l’ENS Ulm, avec options lettres classiques, lettres modernes, philosophie et histoire de l’art) et une classe de première supérieure « moderne » (préparation du concours de l’ENS LSH Lyon, avec options lettres modernes, philosophie, anglais, histoire-géographie et histoire de l’art)

Présentation

Les classes préparatoires littéraires du lycée sont très anciennes. En fait, dès le XIXe siècle, le lycée était de ceux où se pratiquait la « vétérance de rhétorique » : les meilleurs bacheliers revenaient en classe de première (alors appelée « rhétorique ») et ces « vétérans » y pratiquaient des exercices plus difficiles que ceux que l’on donnait aux « nouveaux » (c’est le régime que connut Vallès, sous la Seconde République). A la fin du XIXe siècle, devant les désordres engendrés par la cohabitation de deux publics très différents, on créa pour les « vétérans » une classe spécifique, appelée « rhétorique supérieure ». C’est cette classe qui est devenue en 1902 la classe de « première supérieure ». Le concours étant impossible à préparer en un an, on fit précéder la khâgne d’une autre classe, baptisée hypokhâgne. Longtemps, le lycée n’eut qu’une filière d’hypokhâgne et khâgne, dite « classique » et qui ne préparait qu’à l’ENS de la rue d’Ulm. Au début de la décennie 1970, on ouvrit une hypokhâgne et une khâgne dites « modernes » pour la préparation du concours des ENS de Saint-Cloud et de Fontenay (actuelle ENS-LSH de Lyon). Aujourd’hui, la classe de khâgne moderne prépare également au concours option anglais de l’ENS de Cachan. L’hypokhâgne et les deux classes de khâgne offrent l’option rare « histoire de l’art » commune à Ulm et à l’ENS-LSH.

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Ces deux classes ont eu leur lot de célébrités : parmi les enseignants, Paul Desjardins, Maurice Crouzet, Ferdinand Alquié, Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty, Jean Beaufret, Serge Boucheron. Parmi les élèves, Jules Romains, Raymond Aron, Claude Lévi-Strauss, Albert Lautman, Roland Mousnier, René Rémond, Alfred Grosser, Jean Leduc, François Fédier, Jean-Luc Marion, François Hinard, Monique Canto-Sperber, Jean-François Louette, François Dufay, Bruce Begout.

Les résultats des deux khâgnes sont régulièrement excellents, avec 12 admis au concours A/L de l’ENS Ulm au cours des cinq dernières années (2011-2015), et 37 admis au concours de l’ENS LSH, auxquels il convient d’ajouter les nombreux admis aux concours des plus grandes écoles de commerce (6 admis au sein des seules écoles du « Top 6 » en 2015), à Sciences Po Paris (6 élèves admis en Master en 2015), ainsi qu’à l’ESIT ou au CELSA.

De plus en plus nombreux sont par ailleurs nos anciens élèves qui poursuivent leurs études à l’étranger, par le biais des bourses Erasmus –ou, mieux, en passant les examens d’entrée à Oxford et à Cambridge.

Après leur passage en khâgne, une part de nos anciens élèves deviennent professeurs (généralement agrégés, car les ex-khâgneux de Condorcet remportent généralement de très beaux succès à l’agrégation, en anglais, lettres, philosophie ou histoire) et plusieurs enseignent dans l’enseignement supérieur. D’autres optent pour les métiers de la création et de la conservation artistique (c’est notamment le cas des historiens de l’art), les de la presse et de l’édition, les postes de DRH des grandes entreprises et la haute fonction publique (via Sciences Po) – mais on trouve aussi parmi les plus récents élèves une collaboratrice du maire de Paris, un producteur de cinéma, plusieurs acteurs, un romancier et un prêtre catholique. Au bout du compte, l’hypokhâgne et la khâgne de Condorcet semblent offrir une assez bonne assurance contre le chômage intellectuel.

C’est que le travail accompli dans nos classes, axé sur les difficiles concours de Normale Sup, est un travail de fond. Nous ne demandons pas à nos élèves de tout savoir au lendemain du baccalauréat. Nous leur demandons seulement de conjuguer l’humilité et la persévérance, d’accepter la critique, de travailler régulièrement, de combler leurs lacunes dans toutes les disciplines. Nous leur demandons de lire, non pas d’une manière désordonnée et impressionniste mais méthodiquement, en prenant des notes, en s’efforçant de retenir une démonstration, une formule, un exemple. Nous leur demandons de faire des travaux d’écriture, d’améliorer la précision de leur langue, la rigueur de leurs raisonnements, l’acuité de leur esprit critique. La plupart progressent – et certains d’une manière tout à fait spectaculaire, ce qui suffit à justifier nos efforts. D’ailleurs, cette atmosphère de travail intense (pour les professeurs comme pour les élèves !) n’est pas pour autant austère ou triste. Les camaraderies sont fortes, entre élèves d’origines très diverses : certains étaient déjà à Condorcet en terminale, d’autres viennent de différents lycées parisiens, de banlieue, de province, des DOM-TOM, ou enfin de l’étranger. Les professeurs sont constamment accessibles, prêts à donner des explications, à dispenser des conseils, à écouter. Les activités extrascolaires sont abondantes, qu’il s’agisse de théâtre, de peinture, de cinéma ou de musique. Et le lycée, qui compte moins de mille élèves, est vraiment à l’échelle humaine.

Régime des études

Le lycée Condorcet n’a PAS D’INTERNAT, mais les élèves peuvent s’adresser au CROUS (Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires), ou consulter les sites suivants pour les logements étudiants :

Associations ou fondations d’aide ou de soutien aux étudiants

Un certain nombre d’associations ou de fondations proposent aux étudiants remplissant des conditions d’éligibilité particulières des possibilités d’hébergement et (ou) d’accompagnement pédagogique et humain. Parmi elles, on citera la Maison de l’Echiquier, foyer privé situé 21 rue Weber, 75016 Paris :

https://idp.portail-vie-etudiante.fr/idp/Authn/UserPassword

L’internat d’excellence JEAN ZAY

https://www.ac-paris.fr/serail/jcms/s2_559565/accueil

Bourses d’enseignements supérieurs

Les bourses des classes préparatoires sont des bourses d’enseignement supérieur. Elles doivent être demandées conformément au calendrier communiqué par votre établissement actuel.

Pour l’Académie de Paris : http://dse.ac-paris.fr

Le renouvellement de la bourse doit être sollicité chaque année selon le calendrier et les modalités définis par le CROUS.

Sécurité sociale des étudiants

Les élèves inscrits dans une classe préparatoire aux grandes écoles ont le statut étudiant.

Dès l’âge de 16 ans, ils doivent choisir leur centre de gestion de sécurité sociale (centre 601 de la Mutuelle des Etudiants ou centre 617 de la SMEREP).

Tout étudiant qui a moins de vingt ans dans l’année universitaire (entre le 1er octobre et le 30 septembre) doit obligatoirement remplir l’imprimé S1205F en tant qu’ayant droit majeur autonome et indiquer le centre choisi. Cet imprimé sera distribué à la rentrée par le lycée.

Dans la majorité des cas, il est en possession d’une carte d’immatriculation comportant son numéro personnel. Celui-ci lui a été attribué en terminale ou lors d’une précédente affiliation au régime étudiant.

L’étudiant devra joindre à l’imprimé une photocopie de la carte d’assuré social du parent, en cours de validité.

Tout étudiant qui a vingt ans ou plus dans l’année universitaire doit obligatoirement s’affilier et cotiser à la sécurité sociale. Le chèque, dont le montant sera précisé à la rentrée, sera établi à l’ordre de Monsieur l’Agent comptable du lycée Condorcet.

La cotisation annuelle doit être remise en même temps que l’imprimé avant le 30 septembre. Les élèves boursiers sont exonérés des droits d’inscription mais doivent remplir obligatoirement l’imprimé d’immatriculation.