Espagne 2014

Fin mars, les hispanophiles des classes de Terminales L/ES et ES et trois de leurs professeurs sont partis quatre jours découvrir Madrid, sans savoir ce qui les attendaient… Petit aperçu d’un voyage scolaire de rêve.

Nourriture

Il semble impossible de parler de la culture espagnole sans parler de la cuisine : ses tapas, ses tortillas, son jamón, et autres chocolate con churros… Et comme ce voyage à Madrid devait justement nous faire découvrir la culture espagnole, nous ne sommes pas passés à côté de la gastronomie. Si chaque élève était autonome pour s’acheter de quoi manger le midi, avec ses 5€ en poche, Mme Karp nous avait de son côté réservé de très bonnes surprises : soirée dans un bar à tapas dans une ambiance on ne peut plus décontractée, authentique jamón ibérico au Museo del Jamón, et chocolate con churros bien mérité (du vrai de vrai chocolat chaud espagnol, bien épais, dans lequel on a pu tremper nos vrais de vrais churros espagnols) dans la Chocolatería San Ginés, la meilleure de Madrid.

Barques

Quand on se promène dans le Parc du Retiro après la visite de la Gare d’Atocha et un agréable pique-nique au soleil, il y a une activité à ne pas louper : le tour de barque sur le lac au bord du monument Alfonso XII. Et effectivement, cette surprise que nous avaient réservée les trois professeurs était un moment de détente dont tout le monde a bien profité ! On a ramé, on s’est faits arroser, on a re-ramé et on s’est re-faits arroser, bref, on a bien profité ! Puis il a été temps d’aller au musée.

Musées

En plus de ses rues animées à toute heure de la journée, de ses beaux parcs et monuments, et de sa bonne gastronomie, ce voyage à Madrid nous a fait découvrir le côté culturel et artistique de la capitale. Nous avons en effet eu l’occasion de visiter les musées du Prado et de la Reína Sofia, et avons pu y voir les chefs-d’œuvre de la peinture espagnole et européenne (El Greco, Goya, Vélasquez, mais aussi Dalí, Miró, ou le « Guernica » de Picasso) commentés par les élèves qui avaient tous préparé un court exposé sur l’une des œuvres. Il est difficile de tout voir dans des musées si grands et si riches, mais le temps libre qui nous était donné nous a quand même permis de voir l’essentiel, et d’intégrer un bon bain de culture à notre séjour !

La ville

Les voyages, c’est aussi découvrir des villes, se les approprier. Et après quelques jours, le cœur de Madrid, on le connaissait plutôt pas mal. On nous avait concocté tout un itinéraire, places, statues, palais, chocolaterie même, et comme chaque élève devait présenter un monument au reste du groupe, c’est comme si la ville était à nous. Le saviez vous, que avant la ville était une forêt, ou que le palacio real a 870 fenêtres ? Eh bah nous, maintenant, oui.
Preuve qu’on a bien vu la ville : le dernier jour, une course d’orientation nous a amenés à retourner sur les lieux visités et à chercher des indices, interagir avec l’habitant, et déchiffrer les panneaux d’information pour répondre à des questions. Pekin express peut aller se rhabiller. Le tout pour gagner une chuppa chups, la gloire sur notre équipe, et un sentiment de puissance vraiment cool !

Le flamenco

Chacun a son moment préféré du voyage, que ce soit le match de foot dans un bar, la chapelle Goya, ou le musée du jambon (chacun ses centres d’intérêt après tout). Le mien, sans hésiter, est le dernier soir lorsque nous nous sommes retrouvés dans un bar sombre et magnifique pour un spectacle de flamenco. La chanteuse avait une voix à faire frissonner, la main du guitariste flottait tellement vite au dessus des cordes qu’on aurait dit qu’elle se détachait de son bras, et les danseurs étaient absolument hallucinants. Ils tournaient comme des toupies, claquant du talon tellement rapidement qu’on aurait dit qu’ils avaient enclenché un « mode vibreur ». Un homme et deux femmes se sont alternés entre des tonnerres d’applaudissements, avec, et c’est là le paradoxe du flamenco, à la fois autant de grâce et de délicatesse que de puissance et de violence. Ça glisse et ça claque, ça frappe et ça caresse. Et à ce rythme là, c’est plus de la danse, c’est de l’épilepsie. Et quarante élèves sont sortis de là avec la chair de poule et des étoiles dans les yeux.

En gros, c’était absolument génial. Les deux classes se sont rapprochées, les professeurs ont été parfaits avec nous, et aucun des défauts que les voyages scolaires peuvent avoir n’était là : pas d’hôtel à l’hygiène douteuse, pas d’intoxication alimentaire générale, pas de perte d’élève dans les rues de Madrid, juste des visites passionnantes, une ambiance qui n’a pas faibli un seul instant, et de très très bons souvenirs pour tout le monde. Bah ouais les gars, fallait pas faire allemand…

Encore un énorme merci à Madame Karp qui a tout organisé !